oct 242011
 

Je ne crois pas à l’avenir de l’ebook.

Ce n’est pas de la pros­pec­tive, hein. Je dois bien consta­ter que le mar­ché existe, qu’il se déve­loppe, que les lec­teurs sont légers, pra­tiques, qu’il existe une demande… Tout ça. Je ne suis pas aveugle.

Non, c’est plus une pro­fes­sion de foi que je fais là: je ne crois pas que l’espèce humaine soit prête à se pas­ser du machin en papier 1.0 dont on tourne les pages à la main, avec lequel on s’endort un doigt coincé sur la der­nière ligne déchif­frée, qui bouffe l’espace de nos murs et qu’on n’aime pas jeter même quand il est fini. Ce n’est pas comme un disque, un livre. Ca ne se déma­té­ria­lise pas comme ça.

Ca fait plus de 2000 ans qu’on vit avec l’écriture, et cinq siècles avec le livre imprimé. A côté de ce jeune his­trion qu’est le disque, et qui peut bien évo­luer à la vitesse des nou­velles tech­no­lo­gies si ça l’amuse — c’est de son age — quand on a vécu aussi long­temps que le livre on ne change pas de sup­port pour un oui pour un non.

Donc bon bref, j’adhère pas. J’ai une tablette tac­tile et un smart­phone et des appa­reils photo numé­riques et un ampli 7+1 et une télé tnt, tout est numé­rique chez moi, mais je conserve mes vieux bou­quins ana­lo­giques, merci mais non merci je veux pas de Kindle mal­gré mon appé­tit de geek de base.

Ceci-dit quand une amie, fran­çaise mais mariée à un étran­ger et qui vit à l’étranger, vient me voir et me dit qu’elle en uti­lise un, je peux la com­prendre: elle vient en France tous les 3 ans, et ren­trer aux pays avec une valise pleine de livres en fran­çais (pour ne pas oublier sa langue natale et la faire par­ta­ger à ses enfants bilingues) c’est pas facile. C’est lourd, un livre, et les com­pa­gnies aériennes ne sont pas connues pour leur amour exces­sif des excé­dents de bagages.

Bien sûr elle peut deman­der à Fna­ma­zon de la livrer dans son loin, mais c’est cher de faire livrer à l’étranger. Et sou­vent les sites en ligne en France refusent le Visa de sa CB. Du coup elle pro­fite de ses (trop) rares pas­sages au pays. Du coup je veux bien l’y aider quand elle est là.

Voilà.

Ce court pré­am­bule (eh ben non c’est pas fini) pour vous expli­quer pour­quoi moi, oppo­sant notoire, je me suis retrouvé à essayer d’acheter ces putains de fichiers DRMi­sés aux for­mats hété­ro­gènes avec ma CB de souche en lieu et place de ma copine (qui me rem­bour­sera par pay­pal, faut pas décon­ner).
Eh ben c’est pas facile.

Déjà ça com­mence avec : «c’est quoi ton e-reader, parce qu’il y a plu­sieurs for­mat ?». Son truc lit les ePub. Soit. Je demande donc un ePub à la FNAC mais non, le livre qu’elle vou­lait pour une de ses gamines existe pas dans ce for­mat. Tant pis, on change de livre, mais la Fnac plante quand elle essaie mal­gré tout de payer avec sa CB (mais en indi­quant l’adresse pos­tale de son frêre en France).

On appelle le SAV et là on nous dit que le site est en panne (oh ?) et qu’on ne pourra pas nous dire avant midi si l’achat a fonc­tionné. On attend midi, donc. Et là sans sur­prise on nous apprend que non, si la CB est à un nom et l’adresse pos­tale à un autre, alors l’achat ne sera pas validé pour des ques­tions de droits de dif­fu­sion. Si elle avait com­mandé un vrai livre en papier, alors ok ça on peut, mais un ebook non, parce que.

Du coup, dépité, je vais me char­ger de payer pour elle (sur un autre site du coup parce que la Fnac a pas été gen­tille). Je réus­sis à mettre dans mon panier vir­tuel toutes les réfé­rences vir­tuelles de livres vir­tuels qu’elle désire. Je suis très fort. Je paie et je constate que non ça ne valide pas tout de suite (sans doute encore ces ques­tions de droit de dif­fu­sion) mais qu’on m’écrira plus tard pour me dire si oui ou non j’ai réussi à acqué­rir le droit de télé­char­ger sur son disque externe les ouvrages tant convoités.

Vic­toire: 10mn plus tard je reçois le sésame. Je me connecte à mon compte, je vais dans «ma biblio­thèque», je télé­charge… Un fichier de 1350 octets.

Mal­gré les pro­grès des algo­rithmes de com­pres­sion je me doute qu’il ne s’agit pas d’un livre, alors j’ouvre et je vois un petit fichier XML sans inté­rêt qui décrit le livre que je vou­lais. Je véri­fie que j’ai bien cli­qué où il fal­lait, que je me suis pas trompé de télé­char­ge­ment, mais non c’est bien ça. Et Google m’explique: il faut que j’installe un logi­ciel de chez Adobe pour pou­voir lire _et_ télé­char­ger. Ah ok. Mais qu’il n’existe pas sous Linux. Ah ok.

Je sors ma carte joker Vir­tual­box, pré­vue pour les cas dif­fi­ciles, et je recom­mence sous Win­dows. Mais je m’arrête: on m’explique que si je m’exécute, j’aurai uti­lisé une des 5 pos­si­bi­li­tés de télé­char­ge­ment que j’ai (si dif­fi­ci­le­ment) acquises. Comme je ne connais pas la dex­té­rité numé­rique de mon amie et qu’en plus j’ignore s’il me sera pos­sible de sau­ve­gar­der ma copie sur son disque une fois que ma Vir­tual­box l’aura reçue, je ne vais pas prendre le risque de gâcher un droit acquis au prix de tant de luttes sociales.

Il vaut mieux que je lui file mon mot de passe (tapioca): main­te­nant que c’est payé elle pourra (sans doute) télé­char­ger direc­te­ment depuis son e-reader sur mon compte. Même depuis l’étranger. A moins qu’ils ne repèrent son IP étran­gère et qu’ils ne lui inter­disent le down­load (télé­char­ge­ment en étran­ger) pour des ques­tions de droit de dif­fu­sion. On verra. C’est mieux comme ça. On a déjà passé 3h sur ce coup-là.

L’histoire pour­rait s’arrêter là, mais en fait non.

Pro­fi­tant de son départ rituel de tou­riste pour la visite des musées pari­siens en grève, je tape sur Google «ebook fran­çais down­load». Je trouve un lien vers un fichier conte­nant plus de 1000 réfé­rences, cha­cune publiée dans 5 for­mats dif­fé­rents. Je clique sur le lien. Une demi-heure plus tard il y avait 1002 livres en fran­çais copiés dans son disque externe.

Je vais pas la revoir avant 100 ans — elle a plus besoin de venir, du coup — mais je suis sûr d’un truc.

Le pira­tage a de beaux jours devant lui.

 Posted by at 11 h 08 min

  27 Responses to “Ebook.”

  1. c’est triste la conclu­sion de ton article …
    … on en déduis que le pira­tage ne nuit qu’à une seule chose : l’amitié ;(

    sniff

  2. *de la livrer dans son loin

    je trouve que ça manque de n° de cb

  3. Et oui ! C’est le même pro­blème avec la musique et la vidéo : l’offre dite légale est nulle, com­pli­qué, chère, inabor­dable et confuse.

    Et l’offre illé­gale est rapide, claire, efficace.

    Selon les mêmes lois du mar­ché qui les fait se mou­voir, les édi­teurs devraient réa­li­ser qu’ils sont à côté de la plaque. Seule­ment, les lois du mar­ché n’existent pas : c’est un euphé­misme pour «pro­fit» et ça, les édi­teurs sont près à tout risque pour le «maximiser».

    KISS. (acro­nyme pour Keep It Simple, Stu­pid, et pas pour bisous)

  4. Bon article, d’autant plus que ces fou­tus bou­quins élec­tro­niques coûtent autant que la ver­sion papier…

  5. Entendu en 1900 : «ça fait des mil­lé­naires qu’on vit avec le che­val. Votre his­toire d’automobile, je n’y crois pas. L’humanité n’est pas prête à se pas­ser du mufle de ces char­mants ani­maux, et puis que c’est pénible cette mani­velle à tour­ner au démarrage.»

  6. @Antoine: entendu en 2060: «mais putain pour­quoi ces couillons avaient tous une bagnole indi­vi­duelle?? Main­te­nant gràace à eux, l’air est pourri, l’eau est pour­rie, y a des putains de route en bitume par­tout his­toire de bien mor­ce­ler tout les biomes pos­sibles et inima­gi­nables et on a même plus de réserves de métal! Putains mais quelle bande de gros cons ces enfoi­rés du 20ème siècle!

    Du coup, on est reve­nus au che­val pour les tra­jets sans urgence. C’est quand même vache­ment cool. Dire qu’ils allaient s’enfermer dans ces machins bruyants, acci­den­to­gènes, ultra-couteux en res­sources et qui avaient entiè­re­ment bouffé l’espace du pié­ton, la vie urbaine et fou­tue en l’air le visage de nos villes. Ah les glands!!».

    L’automobile tout azi­mut, ca n’est pas sou­te­nable encore long­temps. Il va bien fal­loir trou­ver d’autres solu­tions. Ce jour là, on se dire sur­ement «tiens, l’automobile indi­vi­duelle n’a durée que 200 ans. Le che­val (ou la mule ou ce que tu veux) juste 9000 ans et des brouettes. Juste hein.

    Mais c’est vrai qu’on a tou­jours l’air plus intel­li­gent, cool et dans le vent quand on a l’air prêt à sau­ter à l’aveugle sur n’importe quelle «révo­lu­tion tech­no­lo­gique» annoncée..(et aux mains de grosses firmes vache­ment phi­lan­tro­piques pour le milieu du bou­quin, comme Ama­prout, la Fnuck ou Gogole..).

    • la «glan­di­tude» c’est l’histoire de l’humanité. on n’ira pas contre le pro­grès fût-il nui­sible à ta terre ché­rie sur laquelle tu n’as que quelques années à vivre à moins que la géné­tique te sauve de la vieillesse. D’ailleurs toi tu n’as pas de voi­ture je sup­pose et ce jusqu’à la fin de ta vie.… ben oui c’est ça le pro­grès soit tu est dedans soit tu es dehors.

      • Je me per­mets juste de déter­rer cet article au point de vue inté­res­sant — je crois que je vais rejoindre Gandi, rien que pour ça (mais aussi et sur­tout parce que ça me délie­rait des entre­prises orwel­liennes de notre époque) — pour dire qu’Autogene est un con et qu’Incanus est un génie.
        J’aimerais qu’on m’explique aussi ce qu’est le pro­grès. C’est le pro­grès tech­nique ? C’est le pro­grès social ? C’est le pro­grès éco­no­mique ? Si c’est le pro­grès tech­nique, y a t-il une seule manière de pro­gres­ser tech­no­lo­gi­que­ment ? Autre­ment dit, n’y a-t-il pas la pos­si­bi­lité de faire coha­bi­ter des archaïsmes avec la moder­nité ? A tout hasard, le jar­di­nage et l’ordinateur ? La lec­ture papier et la méde­cine d’aujourd’hui ? L’exploration spa­tiale et le verre entre amis dans un café ? Le goût pour l’histoire et inter­net ?
        Aussi, a-t-on tou­jours pro­gressé linéai­re­ment ? N’a-t-on pas, par hasard, sur cette fameuse pla­nète, subi des décon­ve­nues tech­no­lo­giques, par ailleurs cer­tai­ne­ment d’origine cli­ma­tiques, entre Mycènes et l’Antiquité clas­sique ? Entre Rome et le Moyen Age ?
        Sinon, est-ce que le pro­grès tech­nique doit-il tou­jours prendre le pas sur le savoir ? N’y a-t-il pas un risque, lorsque la tech­no­lo­gie avance à un rythme effréné sous les effets du libé­ra­lisme et de notre totale adhé­sion à l’ensemble de ses concepts, de perdre les réflexes les plus simples, les connais­sances les plus basiques, les plai­sirs les plus pri­maires, les liber­tés les plus archaïques ? Est-ce qu’aller sur Google Maps (ou même sur un putain de logi­ciel libre qui ferait la même chose) pour savoir où se rendre au lieu de deman­der son che­min à un qui­dam qui passe et qui vit dans ce bled nous rend davan­tage modernes ? Deve­nir inca­pable de lire un putain de roman parce qu’on a été aviné à la télé ou à You­tube depuis son enfance, c’est le pro­grès ? Etre capable d’aller sur la Lune sans savoir faire une soupe, aussi ? Etre capable d’utiliser un smart­phone au pri­maire mais inca­pable de s’exprimer cor­rec­te­ment dans sa langue mater­nelle en sixième ou en 2nde, encore un pro­grès ? Ne plus avoir de vie de couple mais se bran­ler avec du porno inter­ac­tif, tou­jours un pro­grès ? Dis­cu­ter avec un Japo­nais ou un Bré­si­lien vache­ment moderne en direct-live ins­tan­tané, en bon citoyen du monde, mais être inca­pable de se sou­cier de la voi­sine du des­sus qu’a crevé d’être seule, de la vie de son quar­tier ou du nom de ce putain d’arbre planté devant notre baraque, est-ce que c’est encore et tou­jours le pro­grès ?
        Si oui, je dis «mort au progrès» .

    • In my opi­nion, main misun­ders­tan­ding of new Forex tra­ders that tra­ding is a game; that even a student can make mil­lions and you don’t need to know about Forex. If only new­co­mers before star­ting Forex tra­ding can thought about risks and other tra­ding aspects, but they doA#88217;t&æVn:F [1.9.21_1169]please wait…(1 vote cast)VA:F [1.9.21_1169](from 1 vote)

  7. Mort de rire ! J’ai adoré !!!!!!!!!!!! et j’fais connaître ! EVID !

  8. J’ai acheté quelques ebooks, et en effet, l’offre est mau­vaise. Très mauvaise.

    Comme je suis un homme de goût, j’ai un Mac. J’ai de la chance, la merde d’Adobe s’installe des­sus. Donc je peux télé­char­ger des bou­quins pro­té­gés par les DRM d’Adobe, les copier dans ma liseuse Sony, et feuille­ter les pages vir­tuelles dans le métro. Mais cette limi­ta­tion à 5 appa­reils par livre me dérange. De même que les mesures tech­niques (contour­nables) qui consistent à chif­frer le bou­quin. Un livre papier, je peux le prê­ter, heu­reu­se­ment, et je peux le lire même en chan­geant de lunettes, plus de 4 fois.

    Mes 2 der­nières expé­riences d’achat de livres élec­tro­niques ont tourné court, pour dif­fé­rentes rai­sons:
    — je vou­lais ache­ter le der­nier Ste­phen Haw­king (The Grand Design) lors de sa sor­tie. Il n’avait pas encore été tra­duit en fran­çais, mais je ne pou­vais pas l’acheter en ver­sion numé­rique en anglais non plus. Dom­mage, pour un tel livre, et un tel auteur, j’étais près à mettre du pognon.
    — il y a quelques semaines, j’ai voulu ache­ter «La pla­nète des singes», de Pierre Boulle. À la Fnac, 4 euros en ver­sion poche, 16 euros en ver­sion DRMi­sée. Faut arrê­ter de se foutre du monde. À 16 euros, je n’ai rien de plus en qua­lité qu’un poche, je ne peux pas le prê­ter, et si jamais je perds ma liseuse (ou que je change de marque), le livre est perdu.

    Dans ces 2 cas, Google a été mon ami, j’ai trouvé des PDF propres, en clair, que ma liseuse accepte, de même que ma tablette.

  9. «d’autant plus que ces fou­tus bou­quins élec­tro­niques coûtent autant que la ver­sion papier…»

    Et à cela, il y a une bonne raison.

    Le papier doit repré­sen­ter quelque chose comme 5 à 10% du prix total du livre. Oui, sur le der­nier bou­quin à 10€ que vous com­man­dez chez Ama­fon, il y a pour moins d’un euro de papier, encre, cou­ver­ture, etc. Les gros postes de frais sont, outre la marge du dis­tri­bu­teur et du détaillant (qui ont de plus en plus ten­dance à être le même), les droits d’auteur et le tra­vail de l’éditeur (qui ne se résume pas à juste impri­mer le truc; il y a tout le bou­lot de choix des auteurs et des ouvrages, de cor­rec­teur, de mar­ke­ting, etc, etc).

    Presque tous ces élé­ments sont iden­tiques chez l’ebook, à l’exception des frais de sto­ckage des bou­quins (com­bien du Mo en disques durs et infra sécu­ri­sée?) et les frais d’impression (quasi inexis­tants; le prix de dupli­quer un fichier et de l’envoyer est en 10^-N euros).

    En fait, l’essentiel du prix d’un livre n’est pas lié à son cout, mais au prix que le lec­teur est prêt à le payer.

  10. Je découvre que les e-books coûtent aussi cher (voir plus cher?) que les livres papier et j’hallucine. J’étais per­suadé que c’était beau­coup moins cher du fait que le sup­port soit «vir­tuel» (donc ne coûte rien ou très peu). Encore une fois on nous prend pour des vaches à lait… Des ebook à 20€ sur la FNAC, c’est n’importe quoi. Quand je paye 20€ pour un bou­quin c’est parce que je prend une édi­tion grand for­mat avec une belle cou­ver­ture et pas un livre de poche (qui coûte bp moins chère à fabri­quer)… Mais pour un ebook quelle arnaque de payer 20€ !

    Sinon :
    C’est un peu crai­gnos concer­nant la péren­nité. On retrouve faci­le­ment des livres qui ont plu­sieurs siècles, quand sera t’il avec des fichiers numé­riques qui ont des DRM… Je trouve presque ça dan­ge­reux. Est-ce qu’un ebook peut être revendu d’occasion 10 fois comme un livre clas­sique ? Un livre sub­ver­sif pour­rait il être désac­ti­ver à dis­tance ? Un livre pourrait-il dis­pa­raître avec le temps si il n’est pas assez lu ou acheté pen­dant une décen­nie ? Les droits d’un livre limité à X téléchargements ?

    Oui c’est aussi le cas pour la musique ou les films mais ce sont plus des œuvres artis­tiques que lit­té­raires et pour ces 2 médias, on ne peut pas les lire sans machine contrai­re­ment à un livre. C’est peut-être ça le pro­blème, les musiques ou les films ont dans tous les cas besoin d’un sup­port «tech­nique», que ce soit un disque ou une clé USB, un blue­ray ou un disque dur c’est kif kif.

  11. Le prix de l’ebook, c’est effec­ti­ve­ment le prix que le gogo est prêt à payer pour se la péter.
    Ce n’est abso­lu­ment pas pérenne. ça ne se trans­fert pas d’une machine à l’autre, ça ne se prêtre ou ne se donne pas.
    Par contre quand c’est sub­ver­sif, on peut l’effacer à dis­tance : réa­lisé par Ama­zon si je ne m’abuse pour un titre d’Orwell (je ne sais plus si c’est «1984 » ou «la ferme des animaux»).

  12. Ce billet ne me rap­pelle que trop celui que je viens de rédi­ger sur le même thème.

    @Vincent : dans tes 5 à 10% de prix de revient du papier, tu prends en compte les dif­fé­rents loyers des endroits ou le livre à été fabriqué/stocké, le coup de trans­port pour l’amener de l’imprimerie au gros­siste, puis du gros­siste à la cen­trale d’achat, puis de la cen­trale d’achat au maga­sin, sans oublier le coup du salaire de l’employé qui te l’a conseillé et celui de la gen­tille cais­sière qui te l’a fait payer ?

    Je pense que le coût réel du papier est plus consé­quent que ça, d’autant qu’on y trouve aussi en coût caché, le coût de la mise en page, jusqu’à preuve du contraire dans un fichier .mobi (for­mat de livres élec­tro­nique), la mise en page se réduit à indi­quer les titres, et les élé­ments de mise en valeur du texte (ali­gne­ment, sou­li­gne­ment, etc. …), le reste est cal­culé par la liseuse au moment de l’affichage de la page.

    Bref on est sur un coup d’édition quasi nul, sur­tout si le livre a déjà été édité sur d’autre média.

    J’ai une liseuse et je suis tou­jours scan­da­lisé quand je vois en France des livres élec­tro­niques vendu plus cher que les poches. Du coup, j’achète des livres en anglais parce que vendu pour quelques dol­lars à peine.

  13. Les deux co-existeront. Et ça pren­dra du temps pour voir une offre du niveau de ce dont on dis­pose main­te­nant pour la musique (et de plus en plus pour les vidéos). Ce que j’appelle de mes voeux c’est la simple adap­ta­tion des écrans de erea­ders (e-ink, qui n’agresse pas les yeux) sur les tablettes, lap­top, TV… ce qui là encore pren­dra un peu de temps. Par ce que l’intérêt d’un device dédié m’échappe, si on a déjà un ultra­por­table et/ou une tablette.

  14. Bon­jour,
    Etant pour ma part un fervent par­ti­san de livres numé­riques, je ne peux QUE affluer dans votre sens lorsque vous faites part de vos dif­fi­cul­tés avec ce sale­tés de DRMs et de ver­rous ou bar­rières à l’utilisation des livres achetés.

    Pour autant, je pense qu’il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain.
    Pour ma part, ma situa­tion est l’inverse de la sienne : bien que Fran­çais, je «consomme» de l’anglais, et de ce point de vue là, outre-atlantique, l’offre est bien plus en adé­qua­tion avec mes besoins.
    Et là bas, où le mar­ché est bien plus mature, les solu­tions ont déjà été trou­vées : Soit des éco­sys­tèmes «fer­més» mais bien hui­lés KISS (type Ama­zon, B&N) (et que je n’approuve pas, si ce n’est d’un point de vue confort des clients), soit des four­nis­seurs «ouverts, basés sur des stan­dards publics (epub) et sans DRM. (comme Sma­sh­words par exemple)

    Ama­zon a outre-atlantique éga­le­ment mis la «pres­sion» sur les grandes mai­sons d’édition (Big6) en ouvrant ses portes aux auteurs auto-publiés : Leurs livres sont alors mis en vente sur Kind­leS­tore, et les auteurs touchent 70% du prix de vente (sous condi­tions assez larges). De ce fait, les auteurs peuvent pro­po­ser les livres à des prix très attrac­tifs.
    Si du coup le «store» est inondé de sous-livres, pour autant, les sys­tèmes de recom­man­da­tions, nota­tions etc. per­mettent fina­le­ment assez bien aux «bons livres» de remon­ter «à la sur­face».
    Et du coup, par contraste, les livres chers et bar­dés de DRMs des Big6 attirent moins de clients.

    C’est un phé­no­mène qui pour­rait bien fonc­tion­ner aussi en France, et si j’espère qu’Amazon n’obtiendra pas un «mono­pole» sur le livre, il est temps qu’il viennent débou­cher les tuyaux encom­brés par nos chers éditeurs.

    • Oublié de signa­ler aussi que si l’on s’éloigne un peu des grands éditeurs/sites com­mer­cants, de nom­breux «petits» ont éga­le­ment vu le jour, qui vendent de très bon livres sans DRMs et à bas prix : publie.net, nume­rik­livres etc…

  15. Article inté­res­sant, cepen­dant il n’a que peu de rap­port avec son titre allé­chant (enfin, sa pre­mière phrase plu­tôt, bref) : Ce qui n’a pas d’avenir, c’est les DRM, et toute la para­noïa des déten­teurs de droits d’exploitation (ceux qui sont là pour les thunes quoi), et c’est valable pour le jeu vidéo & la musique éga­le­ment. Pour cette der­nière par exemple, le télé­char­ge­ment légal res­semble à une vaine aber­ra­tion, dans la mesure où on paye aussi cher qu’un CD pour quelque chose de vir­tuel, que l’on peut avoir gra­tui­te­ment en moins de temps. Ça n’empêche pas à mon avis le télé­char­ge­ment légal d’avoir un ave­nir, seule­ment il se concré­ti­sera le jour où ses prix seront rai­son­nables (on achète tout de même une suite de 1 et de 0, pas un beau mor­ceau de cire pressé et emballé dans un joli car­ton), et sur­tout le jour où on pourra chan­ger d’ordinateur sans perdre la musique que l’on venait d’acheter. En effet, toute la bonne volonté du monde ne suf­fit pas à tolé­rer les défauts de l’achat vir­tuel et le pira­tage est réel­le­ment plus avan­ta­geux, même sans comp­ter sa gra­tuité, mais ça n’empêche pas le sup­port d’offrir des avan­tages et d’avoir des chances de durer. D’ailleurs, – je reviens aux livres, mais la logique reste la même – un ebook piraté reste un ebook, et il est ici ques­tion d’un mil­lier en une demi-heure : le sup­port a donc de l’avenir, d’une cer­taine manière :)

    Après, pour ce qui est de la nature de cet ave­nir, je ne sais pas si on peut se pro­non­cer main­te­nant, avec aussi peu de recul… À mon avis, chaque sup­port aura son inté­rêt et chaque uti­li­sa­teur ses pré­fé­rences ; de la même manière que je suis actuel­le­ment uti­li­sa­teur de vinyles, de mp3 télé­char­gés, de cas­settes et de CDs, cha­cun pour une rai­son et une uti­li­sa­tion différente

  16. Excellent article qui illustre par­fai­te­ment le sabo­tage pur et simple du livre élec­tro­nique par les «légaux».
    L’ancienne biblio­thèque d’Alexandrie conte­nait tous les livres du monde. Hélas, elle a brûlé. La nou­velle s’appelle Alexan­driz, je vous la conseille vive­ment. Avant qu’on ne la brûle.

  17. ça c’est comme ceux qui refusent de pen­ser que la terre est ronde. Au début ça leur fait mal et puis après il meurt et la géné­ra­tion sui­vante peut enfin ne pas prendre le relais de pra­tique même ances­trales. Certes l’offre ebook n’est pas à la hau­teur des tablettes et autres liseuses mais ça vien­dra. Ca démo­cra­tise l’édition. Il y aura plus de merdes pro­duites mais plus de bonnes choses aussi. Il y aura de la lit­té­ra­ture libre comme il existe des logi­ciels libres et du pira­tage comme il y en a tou­jours eu… So what. Quel est le pro­blème !? Ben le pro­blème c’est qu’on ne trouve pas encore toutes les oeuvres et qu’on attend hale­tant qu’elles sortent de peur qu’elles se perdent dans la nature… mais ce n’est encore qu’une ques­tion de temps

  18. Il est vrai que main­te­nant un ebook juri­dique jours prend du temps de deve­nir popu­laire, mais ebooks illé­gaux deviennent popu­la­rité très rapi­de­ment. Mais je pense ebook est la meilleure solu­tion pour sau­ver notre argent aussi. Donc, nous devrions croître ebook en fran­cais mar­ke­ting pour gagner du temps et de l’argent.

  19. That insight solves the prloebm. Thanks!

  20. I recently saw an article which began by sug­ges­ting that the rea­der might be inter­es­ted in lear­ning to turn every visi­tor into a cus­to­mer;
    unfor­tu­na­tely the wri­ter chose to phrase it as ‘. There are many roles the SEO content wri­ter plays
    in traf­fic gene­ra­tion. If you want to cap­ture the rea­der
    as a lead, give them a direct offer for some­thing of great value to them, abso­lu­tely free.

 Leave a Reply

(required)

(required)

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>