Oct 242011
 

 

Je ne crois pas à l’avenir de l’ebook.

Ce n’est pas de la prospective, hein. Je dois bien constater que le marché  existe, qu’il se développe, que les lecteurs sont légers, pratiques, qu’il   existe une demande… Tout ça. Je ne suis pas aveugle.

Non, c’est plus une profession de foi que je fais là: je ne crois pas que l’espèce humaine soit prête à se passer du machin en papier 1.0 dont on tourne les pages à la main, avec lequel on s’endort un doigt coincé sur la dernière ligne déchiffrée, qui bouffe l’espace de nos murs et qu’on n’aime pas jeter même quand il est fini. Ce n’est pas comme un disque, un livre. Ca ne se dématérialise pas comme ça.

 

Ca fait plus de 2000 ans qu’on vit avec l’écriture, et cinq siècles avec le livre imprimé. A côté de ce jeune histrion qu’est le disque, et qui peut bien évoluer à la vitesse des nouvelles technologies si ça l’amuse – c’est  de son age – quand on a vécu aussi longtemps que le livre on ne change pas de support pour un oui pour un non.

 

Donc bon bref, j’adhère pas. J’ai une tablette tactile et un smartphone et des appareils photo numériques et un ampli 7+1 et une télé tnt, tout est numérique chez moi, mais je conserve mes vieux bouquins analogiques, merci mais non merci je veux pas de Kindle malgré mon appétit de geek de base.

Ceci-dit quand une amie, française mais mariée à un étranger et qui vit à  l’étranger, vient me voir et me dit qu’elle en utilise un, je peux la   comprendre: elle vient en France tous les 3 ans, et rentrer aux pays avec  une valise pleine de livres en français (pour ne pas oublier sa langue natale et la faire partager à ses enfants bilingues) c’est pas facile. C’est lourd, un livre, et les compagnies aériennes ne sont pas connues pour leur amour  excessif des excédents de bagages.

Bien sûr elle peut demander à Fnamazon de la livrer dans son loin, mais  c’est cher de faire livrer à l’étranger. Et souvent les sites en ligne en France refusent le Visa de sa CB. Du coup elle profite de ses (trop) rares passages au pays. Du coup je veux bien l’y aider quand elle est là.

Voilà.

Ce court préambule (eh ben non c’est pas fini) pour vous expliquer pourquoi  moi, opposant notoire, je me suis retrouvé à essayer d’acheter ces putains de fichiers DRMisés aux formats hétérogènes avec ma CB de souche en lieu et place de ma copine (qui me remboursera par paypal, faut pas déconner).
Eh ben c’est pas facile.

Déjà ça commence avec : « c’est quoi ton e-reader, parce qu’il y a plusieurs format ? ». Son truc lit les ePub. Soit. Je demande donc un ePub à la FNAC mais non, le livre qu’elle voulait pour une de ses gamines existe pas dans ce format. Tant pis, on change de livre, mais la Fnac plante quand elle essaie malgré tout de payer avec sa CB (mais en indiquant l’adresse postale de son frêre en France).

On appelle le SAV et là on nous dit que le site est en panne (oh ?) et qu’on ne pourra pas nous dire avant midi si l’achat a fonctionné. On attend midi, donc. Et là sans surprise on nous apprend que non, si la CB est à un nom et l’adresse postale à un autre, alors l’achat ne sera pas validé pour des questions de droits de diffusion. Si elle avait commandé un vrai livre en papier, alors ok ça on peut, mais un ebook non, parce que.

Du coup, dépité, je vais me charger de payer pour elle (sur un autre site du coup parce que la Fnac a pas été gentille). Je réussis à mettre dans mon panier virtuel toutes les références  virtuelles de livres virtuels qu’elle désire. Je suis très fort. Je paie et je constate que non ça ne valide pas tout de suite (sans doute encore ces questions de droit de diffusion) mais qu’on m’écrira plus tard pour me dire si oui ou non j’ai réussi à acquérir  le droit de télécharger sur son disque externe les ouvrages tant convoités.

Victoire: 10mn plus tard je reçois le sésame. Je me connecte à mon compte, je vais dans « ma bibliothèque », je télécharge… Un fichier de 1350 octets.

Malgré les progrès des algorithmes de compression je me doute qu’il ne  s’agit pas d’un livre, alors j’ouvre et je vois un petit fichier XML sans intérêt qui décrit le livre que je voulais. Je vérifie que j’ai bien cliqué où il fallait, que je me suis pas trompé de téléchargement, mais non c’est bien ça. Et Google m’explique: il faut que j’installe un logiciel de chez Adobe pour pouvoir lire _et_ télécharger. Ah ok. Mais qu’il n’existe pas sous Linux. Ah ok.

Je sors ma carte joker Virtualbox, prévue pour les cas difficiles, et je  recommence sous Windows.  Mais je m’arrête: on m’explique que si je m’exécute, j’aurai utilisé une des 5 possibilités de téléchargement que   j’ai (si difficilement) acquises. Comme je ne connais pas la dextérité numérique de mon amie et qu’en plus j’ignore s’il me sera possible de sauvegarder ma copie sur son disque une fois que ma Virtualbox l’aura reçue, je ne vais pas prendre le risque de gâcher un droit acquis au prix de tant de luttes sociales.

Il vaut mieux que je lui file mon mot de passe (tapioca): maintenant que c’est payé elle pourra (sans doute) télécharger directement depuis son e-reader sur mon compte. Même depuis l’étranger. A moins qu’ils ne repèrent son IP étrangère et qu’ils ne lui interdisent le download (téléchargement en étranger) pour des questions de droit de diffusion. On verra. C’est mieux comme ça. On a déjà passé 3h sur ce coup-là.

L’histoire pourrait s’arrêter là, mais en fait non.

Profitant de son départ rituel de touriste pour la visite des musées parisiens en grève, je tape sur Google « ebook français download ». Je trouve un lien vers un fichier contenant plus de 1000  références, chacune publiée  dans 5 formats différents. Je clique sur le lien. Une demi-heure plus tard il y avait 1002 livres en français copiés dans son disque externe.

Je vais pas la revoir avant 100 ans – elle a plus besoin de venir, du coup – mais je suis sûr d’un truc.

Le piratage a de beaux jours devant lui.

 

 Posted by at 11 h 08 min

  20 Responses to “Ebook.”

  1. c’est triste la conclusion de ton article …
    … on en déduis que le piratage ne nuit qu’à une seule chose : l’amitié ;(

    sniff

  2. *de la livrer dans son loin

    je trouve que ça manque de n° de cb

  3. Et oui ! C’est le même problème avec la musique et la vidéo : l’offre dite légale est nulle, compliqué, chère, inabordable et confuse.

    Et l’offre illégale est rapide, claire, efficace.

    Selon les mêmes lois du marché qui les fait se mouvoir, les éditeurs devraient réaliser qu’ils sont à côté de la plaque. Seulement, les lois du marché n’existent pas : c’est un euphémisme pour « profit » et ça, les éditeurs sont près à tout risque pour le « maximiser ».

    KISS. (acronyme pour Keep It Simple, Stupid, et pas pour bisous)

  4. Bon article, d’autant plus que ces foutus bouquins électroniques coûtent autant que la version papier…

  5. Entendu en 1900 : « ça fait des millénaires qu’on vit avec le cheval. Votre histoire d’automobile, je n’y crois pas. L’humanité n’est pas prête à se passer du mufle de ces charmants animaux, et puis que c’est pénible cette manivelle à tourner au démarrage. »

  6. @Antoine: entendu en 2060: « mais putain pourquoi ces couillons avaient tous une bagnole individuelle?? Maintenant gràace à eux, l’air est pourri, l’eau est pourrie, y a des putains de route en bitume partout histoire de bien morceler tout les biomes possibles et inimaginables et on a même plus de réserves de métal! Putains mais quelle bande de gros cons ces enfoirés du 20ème siècle!

    Du coup, on est revenus au cheval pour les trajets sans urgence. C’est quand même vachement cool. Dire qu’ils allaient s’enfermer dans ces machins bruyants, accidentogènes, ultra-couteux en ressources et qui avaient entièrement bouffé l’espace du piéton, la vie urbaine et foutue en l’air le visage de nos villes. Ah les glands!! ».

    L’automobile tout azimut, ca n’est pas soutenable encore longtemps. Il va bien falloir trouver d’autres solutions. Ce jour là, on se dire surement « tiens, l’automobile individuelle n’a durée que 200 ans. Le cheval (ou la mule ou ce que tu veux) juste 9000 ans et des brouettes. Juste hein.

    Mais c’est vrai qu’on a toujours l’air plus intelligent, cool et dans le vent quand on a l’air prêt à sauter à l’aveugle sur n’importe quelle « révolution technologique » annoncée..(et aux mains de grosses firmes vachement philantropiques pour le milieu du bouquin, comme Amaprout, la Fnuck ou Gogole..).

    • la « glanditude » c’est l’histoire de l’humanité. on n’ira pas contre le progrès fût-il nuisible à ta terre chérie sur laquelle tu n’as que quelques années à vivre à moins que la génétique te sauve de la vieillesse. D’ailleurs toi tu n’as pas de voiture je suppose et ce jusqu’à la fin de ta vie…. ben oui c’est ça le progrès soit tu est dedans soit tu es dehors.

      • Je me permets juste de déterrer cet article au point de vue intéressant – je crois que je vais rejoindre Gandi, rien que pour ça (mais aussi et surtout parce que ça me délierait des entreprises orwelliennes de notre époque) – pour dire qu’Autogene est un con et qu’Incanus est un génie.
        J’aimerais qu’on m’explique aussi ce qu’est le progrès. C’est le progrès technique ? C’est le progrès social ? C’est le progrès économique ? Si c’est le progrès technique, y a t-il une seule manière de progresser technologiquement ? Autrement dit, n’y a-t-il pas la possibilité de faire cohabiter des archaïsmes avec la modernité ? A tout hasard, le jardinage et l’ordinateur ? La lecture papier et la médecine d’aujourd’hui ? L’exploration spatiale et le verre entre amis dans un café ? Le goût pour l’histoire et internet ?
        Aussi, a-t-on toujours progressé linéairement ? N’a-t-on pas, par hasard, sur cette fameuse planète, subi des déconvenues technologiques, par ailleurs certainement d’origine climatiques, entre Mycènes et l’Antiquité classique ? Entre Rome et le Moyen Age ?
        Sinon, est-ce que le progrès technique doit-il toujours prendre le pas sur le savoir ? N’y a-t-il pas un risque, lorsque la technologie avance à un rythme effréné sous les effets du libéralisme et de notre totale adhésion à l’ensemble de ses concepts, de perdre les réflexes les plus simples, les connaissances les plus basiques, les plaisirs les plus primaires, les libertés les plus archaïques ? Est-ce qu’aller sur Google Maps (ou même sur un putain de logiciel libre qui ferait la même chose) pour savoir où se rendre au lieu de demander son chemin à un quidam qui passe et qui vit dans ce bled nous rend davantage modernes ? Devenir incapable de lire un putain de roman parce qu’on a été aviné à la télé ou à Youtube depuis son enfance, c’est le progrès ? Etre capable d’aller sur la Lune sans savoir faire une soupe, aussi ? Etre capable d’utiliser un smartphone au primaire mais incapable de s’exprimer correctement dans sa langue maternelle en sixième ou en 2nde, encore un progrès ? Ne plus avoir de vie de couple mais se branler avec du porno interactif, toujours un progrès ? Discuter avec un Japonais ou un Brésilien vachement moderne en direct-live instantané, en bon citoyen du monde, mais être incapable de se soucier de la voisine du dessus qu’a crevé d’être seule, de la vie de son quartier ou du nom de ce putain d’arbre planté devant notre baraque, est-ce que c’est encore et toujours le progrès ?
        Si oui, je dis « mort au progrès » .

  7. Mort de rire ! J’ai adoré !!!!!!!!!!!! et j’fais connaître ! EVID !

  8. J’ai acheté quelques ebooks, et en effet, l’offre est mauvaise. Très mauvaise.

    Comme je suis un homme de goût, j’ai un Mac. J’ai de la chance, la merde d’Adobe s’installe dessus. Donc je peux télécharger des bouquins protégés par les DRM d’Adobe, les copier dans ma liseuse Sony, et feuilleter les pages virtuelles dans le métro. Mais cette limitation à 5 appareils par livre me dérange. De même que les mesures techniques (contournables) qui consistent à chiffrer le bouquin. Un livre papier, je peux le prêter, heureusement, et je peux le lire même en changeant de lunettes, plus de 4 fois.

    Mes 2 dernières expériences d’achat de livres électroniques ont tourné court, pour différentes raisons:
    – je voulais acheter le dernier Stephen Hawking (The Grand Design) lors de sa sortie. Il n’avait pas encore été traduit en français, mais je ne pouvais pas l’acheter en version numérique en anglais non plus. Dommage, pour un tel livre, et un tel auteur, j’étais près à mettre du pognon.
    – il y a quelques semaines, j’ai voulu acheter « La planète des singes », de Pierre Boulle. À la Fnac, 4 euros en version poche, 16 euros en version DRMisée. Faut arrêter de se foutre du monde. À 16 euros, je n’ai rien de plus en qualité qu’un poche, je ne peux pas le prêter, et si jamais je perds ma liseuse (ou que je change de marque), le livre est perdu.

    Dans ces 2 cas, Google a été mon ami, j’ai trouvé des PDF propres, en clair, que ma liseuse accepte, de même que ma tablette.

  9. « d’autant plus que ces fou­tus bou­quins élec­tro­niques coûtent autant que la ver­sion papier… »

    Et à cela, il y a une bonne raison.

    Le papier doit représenter quelque chose comme 5 à 10% du prix total du livre. Oui, sur le dernier bouquin à 10€ que vous commandez chez Amafon, il y a pour moins d’un euro de papier, encre, couverture, etc. Les gros postes de frais sont, outre la marge du distributeur et du détaillant (qui ont de plus en plus tendance à être le même), les droits d’auteur et le travail de l’éditeur (qui ne se résume pas à juste imprimer le truc; il y a tout le boulot de choix des auteurs et des ouvrages, de correcteur, de marketing, etc, etc).

    Presque tous ces éléments sont identiques chez l’ebook, à l’exception des frais de stockage des bouquins (combien du Mo en disques durs et infra sécurisée?) et les frais d’impression (quasi inexistants; le prix de dupliquer un fichier et de l’envoyer est en 10^-N euros).

    En fait, l’essentiel du prix d’un livre n’est pas lié à son cout, mais au prix que le lecteur est prêt à le payer.

  10. Je découvre que les e-books coûtent aussi cher (voir plus cher?) que les livres papier et j’hallucine. J’étais persuadé que c’était beaucoup moins cher du fait que le support soit « virtuel » (donc ne coûte rien ou très peu). Encore une fois on nous prend pour des vaches à lait… Des ebook à 20€ sur la FNAC, c’est n’importe quoi. Quand je paye 20€ pour un bouquin c’est parce que je prend une édition grand format avec une belle couverture et pas un livre de poche (qui coûte bp moins chère à fabriquer)… Mais pour un ebook quelle arnaque de payer 20€ !

    Sinon :
    C’est un peu craignos concernant la pérennité. On retrouve facilement des livres qui ont plusieurs siècles, quand sera t’il avec des fichiers numériques qui ont des DRM… Je trouve presque ça dangereux. Est-ce qu’un ebook peut être revendu d’occasion 10 fois comme un livre classique ? Un livre subversif pourrait il être désactiver à distance ? Un livre pourrait-il disparaître avec le temps si il n’est pas assez lu ou acheté pendant une décennie ? Les droits d’un livre limité à X téléchargements ?

    Oui c’est aussi le cas pour la musique ou les films mais ce sont plus des œuvres artistiques que littéraires et pour ces 2 médias, on ne peut pas les lire sans machine contrairement à un livre. C’est peut-être ça le problème, les musiques ou les films ont dans tous les cas besoin d’un support « technique », que ce soit un disque ou une clé USB, un blueray ou un disque dur c’est kif kif.

  11. Le prix de l’ebook, c’est effectivement le prix que le gogo est prêt à payer pour se la péter.
    Ce n’est absolument pas pérenne. ça ne se transfert pas d’une machine à l’autre, ça ne se prêtre ou ne se donne pas.
    Par contre quand c’est subversif, on peut l’effacer à distance : réalisé par Amazon si je ne m’abuse pour un titre d’Orwell (je ne sais plus si c’est « 1984  » ou « la ferme des animaux »).

  12. Ce billet ne me rappelle que trop celui que je viens de rédiger sur le même thème.

    @Vincent : dans tes 5 à 10% de prix de revient du papier, tu prends en compte les différents loyers des endroits ou le livre à été fabriqué/stocké, le coup de transport pour l’amener de l’imprimerie au grossiste, puis du grossiste à la centrale d’achat, puis de la centrale d’achat au magasin, sans oublier le coup du salaire de l’employé qui te l’a conseillé et celui de la gentille caissière qui te l’a fait payer ?

    Je pense que le coût réel du papier est plus conséquent que ça, d’autant qu’on y trouve aussi en coût caché, le coût de la mise en page, jusqu’à preuve du contraire dans un fichier .mobi (format de livres électronique), la mise en page se réduit à indiquer les titres, et les éléments de mise en valeur du texte (alignement, soulignement, etc. …), le reste est calculé par la liseuse au moment de l’affichage de la page.

    Bref on est sur un coup d’édition quasi nul, surtout si le livre a déjà été édité sur d’autre média.

    J’ai une liseuse et je suis toujours scandalisé quand je vois en France des livres électroniques vendu plus cher que les poches. Du coup, j’achète des livres en anglais parce que vendu pour quelques dollars à peine.

  13. Les deux co-existeront. Et ça prendra du temps pour voir une offre du niveau de ce dont on dispose maintenant pour la musique (et de plus en plus pour les vidéos). Ce que j’appelle de mes voeux c’est la simple adaptation des écrans de ereaders (e-ink, qui n’agresse pas les yeux) sur les tablettes, laptop, TV… ce qui là encore prendra un peu de temps. Par ce que l’intérêt d’un device dédié m’échappe, si on a déjà un ultraportable et/ou une tablette.

  14. Bonjour,
    Etant pour ma part un fervent partisan de livres numériques, je ne peux QUE affluer dans votre sens lorsque vous faites part de vos difficultés avec ce saletés de DRMs et de verrous ou barrières à l’utilisation des livres achetés.

    Pour autant, je pense qu’il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain.
    Pour ma part, ma situation est l’inverse de la sienne : bien que Français, je « consomme » de l’anglais, et de ce point de vue là, outre-atlantique, l’offre est bien plus en adéquation avec mes besoins.
    Et là bas, où le marché est bien plus mature, les solutions ont déjà été trouvées : Soit des écosystèmes « fermés » mais bien huilés KISS (type Amazon, B&N) (et que je n’approuve pas, si ce n’est d’un point de vue confort des clients), soit des fournisseurs « ouverts, basés sur des standards publics (epub) et sans DRM. (comme Smashwords par exemple)

    Amazon a outre-atlantique également mis la « pression » sur les grandes maisons d’édition (Big6) en ouvrant ses portes aux auteurs auto-publiés : Leurs livres sont alors mis en vente sur KindleStore, et les auteurs touchent 70% du prix de vente (sous conditions assez larges). De ce fait, les auteurs peuvent proposer les livres à des prix très attractifs.
    Si du coup le « store » est inondé de sous-livres, pour autant, les systèmes de recommandations, notations etc. permettent finalement assez bien aux « bons livres » de remonter « à la surface ».
    Et du coup, par contraste, les livres chers et bardés de DRMs des Big6 attirent moins de clients.

    C’est un phénomène qui pourrait bien fonctionner aussi en France, et si j’espère qu’Amazon n’obtiendra pas un « monopole » sur le livre, il est temps qu’il viennent déboucher les tuyaux encombrés par nos chers éditeurs.

    • Oublié de signaler aussi que si l’on s’éloigne un peu des grands éditeurs/sites commercants, de nombreux « petits » ont également vu le jour, qui vendent de très bon livres sans DRMs et à bas prix : publie.net, numeriklivres etc…

  15. Article intéressant, cependant il n’a que peu de rapport avec son titre alléchant (enfin, sa première phrase plutôt, bref) : Ce qui n’a pas d’avenir, c’est les DRM, et toute la paranoïa des détenteurs de droits d’exploitation (ceux qui sont là pour les thunes quoi), et c’est valable pour le jeu vidéo & la musique également. Pour cette dernière par exemple, le téléchargement légal ressemble à une vaine aberration, dans la mesure où on paye aussi cher qu’un CD pour quelque chose de virtuel, que l’on peut avoir gratuitement en moins de temps. Ça n’empêche pas à mon avis le téléchargement légal d’avoir un avenir, seulement il se concrétisera le jour où ses prix seront raisonnables (on achète tout de même une suite de 1 et de 0, pas un beau morceau de cire pressé et emballé dans un joli carton), et surtout le jour où on pourra changer d’ordinateur sans perdre la musique que l’on venait d’acheter. En effet, toute la bonne volonté du monde ne suffit pas à tolérer les défauts de l’achat virtuel et le piratage est réellement plus avantageux, même sans compter sa gratuité, mais ça n’empêche pas le support d’offrir des avantages et d’avoir des chances de durer. D’ailleurs, – je reviens aux livres, mais la logique reste la même – un ebook piraté reste un ebook, et il est ici question d’un millier en une demi-heure : le support a donc de l’avenir, d’une certaine manière 🙂

    Après, pour ce qui est de la nature de cet avenir, je ne sais pas si on peut se prononcer maintenant, avec aussi peu de recul… À mon avis, chaque support aura son intérêt et chaque utilisateur ses préférences ; de la même manière que je suis actuellement utilisateur de vinyles, de mp3 téléchargés, de cassettes et de CDs, chacun pour une raison et une utilisation différente

  16. Excellent article qui illustre parfaitement le sabotage pur et simple du livre électronique par les « légaux ».
    L’ancienne bibliothèque d’Alexandrie contenait tous les livres du monde. Hélas, elle a brûlé. La nouvelle s’appelle Alexandriz, je vous la conseille vivement. Avant qu’on ne la brûle.

  17. ça c’est comme ceux qui refusent de penser que la terre est ronde. Au début ça leur fait mal et puis après il meurt et la génération suivante peut enfin ne pas prendre le relais de pratique même ancestrales. Certes l’offre ebook n’est pas à la hauteur des tablettes et autres liseuses mais ça viendra. Ca démocratise l’édition. Il y aura plus de merdes produites mais plus de bonnes choses aussi. Il y aura de la littérature libre comme il existe des logiciels libres et du piratage comme il y en a toujours eu… So what. Quel est le problème !? Ben le problème c’est qu’on ne trouve pas encore toutes les oeuvres et qu’on attend haletant qu’elles sortent de peur qu’elles se perdent dans la nature… mais ce n’est encore qu’une question de temps

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